Par définition, l’hypertrophie bénigne de la prostate est une augmentation excessive de la taille de cet organe. Pour rappel, la prostate est une glande qui fait partie du système de reproduction masculin. Elle est située sous la vessie et entoure la partie supérieure de l’urètre, c’est-à-dire le conduit qui, partant de la vessie et débouchant au niveau du pénis, permet l’écoulement de l’urine et du sperme. D’une manière générale, la prostate a une taille comparable à celle d’une noix et un poids moyen situé entre 15 et 20 grammes. Avec l’âge, la prostate a tendance à augmenter de volume et est susceptible de provoquer une gêne importante. Les professionnels de santé nomment ce phénomène de différentes façons : hypertrophie prostatique, hypertrophie bénigne de la prostate, adénome de la prostate, hypertrophie prostatique adénomateuse…
Les causes de l’hypertrophie bénigne de la prostate ne sont pas encore clairement définies à ce jour. Il existe néanmoins un certain nombre d’hypothèses émises par les chercheurs. Plusieurs recherches ont notamment montré qu’elle pourrait être la conséquence d’un déséquilibre hormonal. Si des études complémentaires devraient permettre de confirmer ou de contester cette hypothèse, les scientifiques sont unanimes sur le fait que l’âge est le principal facteur de risque de l’hypertrophie de la prostate. D’après les estimations, sa prévalence passe de 20 % chez les quarantenaires à 80 % chez les septuagénaires. Autrement dit, le risque d’hypertrophie prostatique concerne de nombreux hommes…
Lorsque la prostate gagne en volume, elle effectue une pression sur la vessie et l’urètre. Cela peut perturber la sphère urinaire et provoquer une gêne importante. La vidange de la vessie a du mal à s’effectuer, ce qui entraîne des répercussions avant, pendant et après la miction. Parmi les symptômes de l’hypertrophie bénigne de la prostate, les plus fréquents sont notamment :
Selon les cas, l’hypertrophie bénigne de la prostate peut également être associée à d’autres signes. Des douleurs peuvent apparaître au niveau du bassin, du bas du dos et du haut des cuisses. Une dysfonction sexuelle, avec, notamment, des troubles de l’éjaculation, peut également se manifester.
Très contraignante au quotidien, l’hypertrophie prostatique reste malgré tout bénigne dans la majorité des cas. Cela signifie qu’elle ne présente pas de danger majeur pour la santé, à condition, bien sûr, qu’elle soit bien prise en charge. Les problèmes de miction dus à l’adénome de la prostate peuvent en effet causer plusieurs complications :
Au-delà de ces risques, l’hypertrophie bénigne de la prostate peut avoir un impact important sur le plan psychologique. La gêne quotidienne due aux problèmes de miction et les répercussions négatives sur la vie sexuelle peuvent avoir une incidence sur le moral et le comportement. Pour limiter au maximum les complications et les répercussions, le diagnostic précoce de l’hypertrophie prostatique est essentiel.
Le lien entre l’hypertrophie et le cancer de la prostate a fait l’objet de nombreuses publications. Contrairement aux idées reçues, une hypertrophie prostatique ne représente pas un facteur de risque de développer un cancer de la prostate. Toutefois, les symptômes des deux affections peuvent être similaires. De fait, une hypertrophie peut être confondue avec un cancer, et inversement. Les deux phénomènes peuvent également coexister, ce qui rejoint le paragraphe précédent et l’importance d’un diagnostic précoce.
Difficultés à uriner, envies urgentes d’uriner, sensation de vessie pleine…, ce sont autant de signes qui peuvent alerter et nécessiter l’avis d’un professionnel de santé. Au moindre doute, la consultation permet d’établir un diagnostic clinique grâce à une série de questions sur les troubles urinaires. L’objectif de ce premier diagnostic est d’écarter ou de confirmer la présence d’une hypertrophie de la prostate. Ce diagnostic s’intéresse aussi au risque de cancer de la prostate.
Si une hypertrophie ou une tumeur est suspectée par le médecin, un toucher rectal est effectué pour confirmer le diagnostic. Cet examen permet d’examiner la prostate à travers la paroi de l’intestin. En cas d’hypertrophie prostatique, celle-ci est volumineuse, souple, indolore, lisse et régulière. Un durcissement ou une irrégularité peut suggérer le développement d’une tumeur. Dans ce second cas, des biopsies prostatiques sont effectuées. Ce sont des prélèvements de tissus qui permettent de confirmer ou d’infirmer la présence d’une tumeur. Si le toucher rectal soutient le diagnostic d’une hypertrophie de la prostate, un bilan est généralement réalisé. Il consiste d’une part à mesurer les concentrations de deux marqueurs spécifiques : l’antigène spécifique prostatique (PSA) et la créatinine. D’autre part, le bilan s’appuie sur un examen cytobactériologique des urines (ECBU), la débitmétrie urinaire et l’échographie réno-vésico-prostatique. Les dosages et les examens effectués dans le bilan permettent de confirmer la présence de l’hypertrophie bénigne de la prostate, d’évaluer le niveau des troubles urinaires et, ainsi, de prendre les bonnes dispositions médicales.
Il existe plusieurs traitements de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Le choix dépend des résultats évoqués précédemment, de l’avis du corps médical et de l’avis des patients. En effet, le traitement peut être ajusté si le patient supporte plus ou moins bien les symptômes de l’hypertrophie prostatique. On distingue principalement trois niveaux de traitement :
La phytothérapie est employée depuis de nombreuses années pour soulager les symptômes de l’hypertrophie prostatique. Aujourd’hui, elle est toujours préconisée en première intention et de nombreuses études scientifiques ont confirmé son efficacité. Des résultats positifs ont été obtenus avec plusieurs extraits végétaux, parmi lesquels les plus connus et les plus utilisés sont notamment :
Ces extraits végétaux ont un point commun : ils contiennent tous des phytostérols, et en particulier des bêta-sitostérols. Ce sont ces composés qui sont responsables de bienfaits pour la prostate. Grâce aux progrès des méthodes d’extraction, il est aujourd’hui possible de capitaliser sur des concentrés de bêta-sitostérols sous forme de compléments alimentaires.
Si la situation le nécessite, un professionnel de santé peut décider de mettre en place un traitement médicamenteux. Il peut prescrire :
Le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate par chirurgie n’est réalisé que dans quelques cas : lorsque les traitements médicamenteux ne sont pas suffisants, lorsque les symptômes sont trop difficiles à supporter, lorsqu’il y a un risque de complications ou lorsque des complications se manifestent.
Il existe actuellement trois principaux types d’interventions envisagées :
Bien qu’elles constituent les seuls traitements définitifs de l’hypertrophie prostatique, ces trois interventions ne sont pas sans risque. Plusieurs complications peuvent se manifester : la présence de sang dans les urines (hématurie), une rétention aiguë d’urine, une infection urinaire, une éjaculation rétrograde, une sténose (rétrécissement) du col vésical ou de l’urètre… Dans certains cas, notamment si le patient présente un risque opératoire, d’autres interventions chirurgicales peuvent être préférées. La pose de stents, une opération par laser ou l’utilisation de la radiofréquence peuvent par exemple être envisagées.
Hypertrophie prostatique : quel suivi médical ?
Une fois le diagnostic d’une hypertrophie prostatique confirmé, un suivi médical particulier est mis en place. Il repose sur plusieurs examens à effectuer chaque année : la débitmétrie urinaire, le score IPSS (International Prostate Symptom Score) et la mesure du résidu post-mictionnel. Les résultats permettent de suivre le grossissement de la prostate, d’évaluer l’évolution des symptômes et d’anticiper le développement de potentielles complications.
Prévention des complications : comment protéger sa prostate ?
De nombreuses études ont été menées sur la prévention de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Les chercheurs ont montré que plusieurs extraits végétaux, dont certains extraits évoqués précédemment ainsi que certains pollens de fleurs, pouvaient contribuer à prévenir les troubles de la prostate. Pour capitaliser sur ces découvertes majeures, des formules associant plusieurs principes actifs naturels ont été élaborées ces dernières années. Conçu pour le bien-être de la prostate, le complément alimentaire ProstaNatural Formula associe par exemple des extraits de palmier nain (Serenoa repens), de racine d’ortie (Urtica dioica), de Prunier d’Afrique (Pygeum africanum) et de pollens de fleurs.
Pour prévenir les complications, une série de mesures hygiéno-diététiques peuvent également être préconisées. Les professionnels de santé ont tendance à conseiller aux hommes de plus de 40 ans de :
Hélène Tinguely, nutritionniste consultante pour SuperSmart, vous présente les meilleures substances naturelles à prendre en cas d'hypertrophie bénigne de la prostate.
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